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Chapitre 2

Une écologie de bons sens, créatrice d’emplois et de pouvoir d’achat

La planète brule, et nos actions ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Nous nous éloignons dangereusement de la trajectoire des zéro émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050. Nous nous donnons des objectifs ambitieux pour le long terme, mais nous ne les traduisons pas concrètement face à l’urgence d’agir dès aujourd’hui. Pourtant, des politiques plus cohérentes et ambitieuses, pourraient créer davantage d’emplois, améliorer le pouvoir d’achat, renforcer le bien-être et favoriser développement durable pour tous.

La véritable difficulté ne réside pas uniquement dans la prise décisions courageuses et de ruptures, mais dans la capacité à associer l’ensemble des parties prenantes afin de fixer des objectifs simples, atteignables et mesurables. Cela passe par une simplification des politiques, une responsabilisation des acteurs et une décentralisation maximale des décisions pour en améliorer l’efficacité.

 

Il est impératif d’éviter de parler d’écologie tout en restant inactifs ou en empilant des lois inefficaces. Nos politiques structurelles (énergie, logement, transport, agriculture, eau, biodiversité, recyclage, …) manquent de cohérence, de stabilité, de lisibilité et de moyens sur le long terme. Nous ne devons ni opposer écologie et progrès, ni nous réfugier dans des politiques de décroissance qui n’ont pas de sens.

Faire du bénévolat

Responsabiliser les citoyens et territorialiser nos politiques

  • ​La responsabilisation des usagers passe par un juste prix des efforts environnementaux. Par exemple, les tarifs de l’eau doivent correspondre aux coûts liés à la préservation des ressources. De même, la tarification de la collecte des déchets doit être la contrepartie des efforts en termes d’éliminations des déchets. 

  • Les tarifs doivent donc être clairs et les usagers doivent être responsabilisés en payant le juste prix. Aujourd’hui, cela n’est pas le cas, à cause de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), dont une part significative est prélevée par l’Etat. Ce n’était pas le cas pour l’eau ou les taxes ont été détournées profit de l’Etat et non aux agences de l’eau. Nous réclamons une transparence totale des prix.

  • Les politiques doivent être territorialisées afin de les rendre plus efficaces. Des stratégies locales de rénovation thermique, de lutte contre la précarité énergétique, de développement des transports collectifs ou de chaleur renouvelable doivent être mises en place via des contrats d’objectifs et de moyens. Afin de rendre l’écologie populaires, les politiques de contrôles et de mise en place de normes le seront à l’échelles des territoires. Une politique uniforme ne peut pas être menée à Paris et en Outre-Mer.

 Poignée de main

Entraîner les acteurs par des politiques structurelles ambitieuses

  • Entraîner les acteurs par des politiques structurelles ambitieuses

  • Les politiques sectorielles seront amplifiées dans tous les secteurs concernés par le réchauffement climatique et l’érosion de la biodiversité.

  • L’augmentation significative de la part des énergies renouvelables, notamment de la chaleur renouvelable avec un objectif qui passera de 20 à 50%, ainsi que le déploiement de la géothermie et dela méthanisation.

  • Assurer une indépendance énergétique en renouant avec des tarifs bas de l’électricité. Pour cela,nous assumons de développer le nucléaire, mais nous veillerons à ce que son usage ne soit pas excessif par rapport aux autres sources d’énergies.

marguerites

Nous visons également 

  • ​Un doublement du nombre de logements rénovés sur le plan thermique pour atteindre 800 000 logements par an, en simplifiant les aides et en les transférant aux collectivités.

  • La pérennisation du plan de relance de l’automobile d’un milliard d’euros avec les prime à l’achat pour l’achat de véhicules électriques (jusqu’à 7 000€) ou hybrides (2000 €).

  • Un plan national ambitieux pour la mobilité douce et partagée, avec un financement de 100 milliards d’€ sur 15 ans. 

  • Un maillage de l’ensemble des territoires ruraux de services de transports de proximité et de qualité.

  • Une grande loi sur l’eau est indispensable pour résoudre les problèmes de quantité et de qualité.

  • La création de filières nationales de recyclage des déchets, car nous sommes déficitaires dans ce domaine. Cela passe par la régulation des éco-organismes et la réindustrialisation des unités de réutilisation des matières premières. La totalité de la TGAP (Taxe générale sur les activités polluantes), à hauteur de 500 Millions d’euros, devra être affectée à des projets garantissant de nouveaux marchés intérieurs.

  • La régulation des éco-organismes passera par un travail sur l’éco-conception des produits et l’obligation de leurs recyclages.

  • L’initiation d’un plan national de conservation de la totalité de notre biodiversité terrestre et maritime sera engagée.

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